Les copains et les copines à bord.

publié le 1er juin 2016

Notre rendez-vous de découverte de la voile traditionnelle programmé depuis décembre 2015, nous semblait quelque peu compromis vu les conditions météo de ce mois de mai. Après avoir scruté le ciel toute la semaine, ce samedi 28 mai s’ouvrait sous de bonnes conditions de navigation, un vent modéré, pas de précipitation malgré un brouillard tenace.

14h30, rendez-vous à Port Guillaume, un port de 600 places construit en 1991 en lieu et place de l’usine Tréfimétaux qui employait 2000 ouvriers jusqu’en 1986.
Nous trouvons les équipages à l’ouvrage pour préparer nos embarcations.
C’est tout une procédure avant le départ : l’appontage, l’aménagement du bateau, la préparation de la voilure et la distribution des équipements de sécurité, de superbes gilets de sauvetage qui nous donnent des allures de "bonhomme michelin".

Il est 15h00, Michel, le chef de bord du Saint Rémi, nous répartit sur les quatre bateaux.

 Étienne et Maryvonne sur Phébé, un courlis de la Manche

de 5,50m fabriqué à Courseulles sur mer dans les Ets Lude, avec pour équipage Alain (Chadoc) et Daniel (L’taiseux).

Eh oui, en voile traditionnelle il est de coutume de donner un surnom aux matelots, surnom fondé sur les habitudes et manies.

 Françoise, Brigitte et Patrick sur le Saint Rémi, un flambart de 1946 (5,20m), bateau typique de Dives qui était utilisé pour la pêche aux huitres. L’équipage : Michel (Viande et Rack), Claude (Le poulpe) et Josiane (Alcione).

 Annick, Dominique, Brigitte et Louis sur Anne Mathilde, Flambart de 1990 (6,30m). L’équipage, Gérard (Quart de pouce), Jacques (Fer y boués) et Yvette (La vigie).

 Nadine, Noa (7 ans), Madeleine, Marie, Béatrice, Rémy sur la Reine des Flots, vaquelotte construite à Barfleur en 1927 et classée monument historique en 1991. L’équipage, Jean-Yves (P’tit cabillot) et Philippe (La pigouille).

La sortie du port qui donne dans l’estuaire de la Dives s’effectue au moteur ; après les dernières bouées, les gaz sont coupés et nous apprécions le calme apporté par notre nouveau mode de propulsion : la voile !

Nos membres d’équipages ne sont pas avares de renseignements sur la navigation et autres anecdotes, nous laissant tenir la barre pour apprécier pleinement les attraits de la voile traditionnelle.
Le temps brumeux nous laisse entrevoir le rivage, on ne peut pas tout avoir, déjà bien qu’Éole nous accompagne.

Deux heures ça passe vite, il faut déjà revenir au port, le retour jusqu’au quai s’effectue à la voile. Et parfois, faute de vent, il faut s’attendre à "godiller" (pas facile pour Patrick, il a oublié les bases de cette propulsion).

La mer ouvre l’appétit, une observation bien connue. Pour assouvir notre faim Nicole et Nadine ont confectionné des gâteaux que nous partageons avec nos amis bien sympathiques du CAPAC.
Pour eux la journée n’est pas terminée car il faut compter une heure trente pour le rangement de la flottille.

Nous avons passé un agréable après-midi en compagnie de passionnés de vieux gréements, une première qui en appelle d’autres. L’enthousiasme est de mise au moment des "au revoir".

Nos amis du CAPAC (Comité des Amis du Patrimoine et de l’Animation Côtière) sont toujours disponibles pour accueillir initiés ou non initiés à bord de leurs embarcations.
Site du CAPAC : http://www.capac-voiletraditionnelle.fr

Patrick